vendredi, juillet 5, 2019

Les enseignants du CTFM ont besoin de se syndiquer

Le récent licenciement de deux enseignants du Collège de Technologie forestière des Maritimes (CTFM) souligne pour les employés la nécessité de se syndiquer.
Rod Cumberland, un enseignant à temps plein, ainsi que Gerald Redmond, un ancien directeur du CTFM et enseignant à temps partiel, ont été tous les deux mis à pied. Des reportages de nouvelles ont laissé entendre que M. Cumberland aurait été licencié en raison de son opposition à l’utilisation du glyphosate dans l’industrie forestière.
Cliquez ici pour lire le reportage de la CBC 
Le CTFM indique que les raisons du licenciement de M. Cumberland, selon la lettre qui lui a été envoyée, sont les suivantes : « il a empêché des étudiants d’assister à ses cours parce qu’ils étaient en retard, il a insisté pour qu’ils enlèvent leur couvre-chef en classe et il a fait des remarques désobligeantes à propos du collège, de son directeur et de quelques-uns de ses collègues enseignants dans la collectivité. »
M. Redmond, pour sa part, a été mis à pied le lendemain du jour où il s’est exprimé contre le licenciement de M. Cumberland, en alléguant que le CTFM avait probablement agi ainsi en raison du franc-parler de M. Cumberland par rapport au glyphosate.
Le Syndicat du Nouveau-Brunswick est d’avis que tous les établissements d’enseignement supérieur, qui sont des endroits favorisant la libre circulation des idées, devraient permettre la formulation de points de vue divergents. Nous espérons sincèrement que le CTFM ne subit pas de pressions de la part des intervenants de l’industrie forestière pour faire taire une voix dissidente.
Le Syndicat du N.-B. représente des enseignants dans les systèmes francophone et anglophone de collèges communautaires de la province. Ces derniers mettent chaque jour leurs étudiants au défi de réfléchir de manière indépendante et de travailler avec ardeur pour devenir la prochaine génération de chefs de file de notre province.
Le Syndicat du N.-B. défend leurs droits avec véhémence. Nous nous assurons également que l’employeur se conforme à la convention collective acceptée par les deux parties et qui couvre des questions diverses, dont les licenciements.
Les récents agissements du CTFM, à notre avis, démontrent pourquoi les enseignants de ce collège ont besoin de se syndiquer afin de se protéger et de protéger leurs emplois. Nous les encourageons à nous tendre la main pour discuter de la possibilité de se joindre au Syndicat du N.-B., afin qu’ils aient un allié capable de prendre position pour eux et de défendre leurs droits en milieu de travail.