mardi, septembre 10, 2019

Le gouvernement doit clarifier les finances et les priorités de Cannabis NB

Une récente entrevue avec le ministre des finances Ernie Steeves à propos de Cannabis NB a suscité des inquiétudes par rapport à la façon selon laquelle sont présentées les finances de la Société d’État.
Durant l’entrevue, lors de l’émission Information Morning de CBC, le ministre discutait des options possibles quant aux changements ou modifications à apporter aux ventes de cannabis dans la province.
Le ministre a fait référence aux pertes de 7,2 M$ de Cannabis NB lors du dernier trimestre. M. Seguin a alors indiqué que le professeur de l’Université Brock, Michael Armstrong, avait expliqué qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une perte, mais plutôt du fait que les ventes n’avaient pas atteint les chiffres prévus. Et le ministre s’est dit d’accord avec cette déclaration.
Il s’agit d’une distinction importante. M. Armstrong avait été interviewé lors de la même émission, le matin précédent, et avait émis les propos suivants :
« Les 7,2 millions [de dollars] ne sont pas vraiment une perte. Ces 7,2 M$ proviennent du budget du gouvernement du début de l’année », avait expliqué M. Armstrong. « Ils ont choisi un chiffre et ils ont dit Ok, voilà combien nous pensons que nous rapportera le cannabis, en comptant les taxes de vente, les taxes d’accise et les profits réalisés par CNB. »
Plus tôt dans l’entrevue, M. Armstrong avait qualifié cette prévision de ventes comme étant une « estimation au jugé » par toutes les provinces car, comme il s’agit d’une toute nouvelle entreprise, personne ne sait vraiment quels modèles ou schémas de ventes se révéleront les plus efficaces.
M. Steeves a aussi indiqué que le gouvernement devrait « cracher » 7,2 M$ pour couvrir Cannabis NB. Mais c’est parce que le gouvernement avait budgété des revenus potentiels trop élevés. Étant donné les difficultés vécues avec les fournisseurs, à la grandeur du pays, peut-être ces estimations budgétaires sont-elles partiellement à blâmer.
Les changements pour Cannabis NB semblent inévitables, mais il existe des modèles, comme ceux mentionnés par M. Steeves, qui pourraient l’aider à réaliser des profits et à générer plus de revenus pour notre province. Tout abandonner dès maintenant ne ferait que confirmer les pertes pour ce projet et, comme l’a signalé M. Armstrong, la province doit être très claire dans ses directives à l’endroit de Cannabis NB pour que la Société d’État puisse être en mesure de répondre aux attentes du gouvernement.