mercredi, mars 11, 2020

Ni les psychologues scolaires ni les foyers de soins ne sont abordés dans le budget

Le Syndicat du Nouveau-Brunswick est déçu de constater que le budget provincial ait omis d’aborder deux préoccupations majeures, à savoir le recrutement et la rétention des psychologues scolaires et des travailleurs des foyers de soins.
« Les systèmes éducatifs ont désespérément besoin d’un nombre accru de psychologues scolaires », a déclaré la présidente du Syndicat du N.-B., Susie Proulx-Daigle. « Nous avons pris part à un comité avec le gouvernement et des parties intéressées pour discuter de cette question, mais celle-ci n’est mentionnée nulle part dans le budget. Nous trouvons regrettable que le gouvernement semble se satisfaire du statu quo. »
En raison du manque de psychologues scolaires, le gouvernement a eu recours au secteur privé pour l’impartition de services, et ce, à des coûts beaucoup plus élevés pour les contribuables que si on avait fait en sorte que les salaires et les conditions de travail de la province soient plus attrayants, dans le but de recruter et de retenir un plus grand nombre de psychologues pour aider les enfants du Nouveau-Brunswick.
En ce qui concerne le secteur des foyers de soins, là encore la province doit faire face à des problèmes de recrutement et de rétention, car les cas de blessures et d’épuisement professionnel continuent d’augmenter en raison de l’insuffisance des effectifs. Le budget mentionne « un montant de 5 millions de dollars pour aider à sortir des hôpitaux les patients nécessitant un autre niveau de soins (ANS) et à les relocaliser dans des foyers de soins et des foyers de soins spéciaux. »
Cela aura pour seul effet d’accroître les problèmes touchant les foyers de soins.
« La question des effectifs dans les foyers de soins a des répercussions non seulement sur les employés, mais aussi sur les résidents », a ajouté Mme Proulx-Daigle. « Avec une population vieillissante, cette situation ne peut que s’aggraver et il est déplorable que le budget n’ait pas tenu compte de cette réalité. »
Par contre, le gouvernement a accordé des réductions d’impôts aux locateurs et aux propriétaires de chalets.
« Lorsque les besoins des personnes âgés et de la classe ouvrière ne semblent pas une aussi grande priorité que les réductions fiscales accordées aux plus riches Néo-Brunswickois, c’est très révélateur des priorités adoptées par ce gouvernement. »