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mercredi, décembre 23, 2020

Un regard en arrière sur l’année 2020

Les choses se passent rarement comme prévu.
Et l’année 2020 n’a pas fait exception. Les 12 derniers mois ont été le théâtre d’une pandémie mondiale, de confinements, de mesures de distanciation sociale, de même que de nombreux autres défis.
Comme cette année marquait le 50e anniversaire du Syndicat du Nouveau-Brunswick, des célébrations étaient prévues. Mais, évidemment, aucune n’a eu lieu.
Cependant, dans un rebondissement inattendu, 2020 est devenue une célébration des travailleurs à l’échelle mondiale. Alors que les plus fortunés essayaient de trouver des moyens de s’enrichir davantage durant cette crise planétaire, les travailleurs ordinaires, partout dans le monde, ont entrepris de le sauver.
Les scientifiques ont fait un travail extraordinaire, en réussissant à concevoir un vaccin en moins d’un an, apportant ainsi au monde entier l’espoir d’une fin imminente à cette crise.
Les travailleurs de la santé sont demeurés en première ligne pour aider les gens frappés par le virus. Les employé-e-s des foyers de soins ont tout fait pour protéger nos aînés, peut-être la population la plus vulnérable face à la COVID-19, devenant pour ces derniers les principaux contacts sociaux, les visites des familles ayant été suspendues pendant de longues périodes de temps.
Les travailleurs de la fonction publique n’ont pas hésité à endosser des rôles et des responsabilités hors de leurs fonctions habituelles pour protéger nos frontières, fournir aux gens une aide indispensable et contribuer à freiner la propagation du virus.
D’autres ont continué d’accomplir leur travail à partir de la maison, tout en jonglant avec leurs obligations familiales et des niveaux de stress et d’anxiété de plus en plus élevés.
Les professeurs, aussi bien du primaire que des collèges communautaires et des universités, ont changé la manière de prodiguer de l’éducation presque du jour au lendemain, pour permettre à nos enfants et nos jeunes de poursuivre leur apprentissage et les préparer à devenir les leaders de demain.
Les travailleurs de première ligne du secteur privé, des employé-e-s des magasins d’alimentation aux éducateurs et éducatrices en milieu de garde, ainsi que tous les autres employé-e-s concerné-e-s, ont continué de faire leur travail tout au long de la bataille, en fournissant à leurs collectivités des services essentiels.
Il m’est impossible d’énumérer ici tous les sacrifices et les efforts phénoménaux réalisés par des particuliers tout au long de la pandémie. Seulement pour notre province, la liste serait énorme.
En ces temps d’incertitude et de souffrance, les travailleurs n’ont pas hésité à offrir leur aide, dans les grandes comme dans les petites choses, pour alléger le fardeau de leurs voisins.
Le combat n’est pas encore terminé, mais nous pouvons entrevoir sa conclusion.
Donc, lorsque je repenserai à l’année 2020, je concentrerai ma pensée sur les éléments qui nous ont inspirés, qui nous ont réconfortés, qui ont été des rayons de lumière dans cette période sombre.
Les travailleurs ordinaires sont les héros de cette pandémie, et ils sont la raison pour laquelle nous pouvons être optimistes à l’aube de l’année 2021.
Salutations cordiales,
Susie Proulx-Daigle, présidente du Syndicat du N.-B.

Il y a un vieil adage qui dit : lorsque quelqu’un vous montre qui il est, croyez-le.
Il en va de même pour les gouvernements. Nous avions espéré que, contrairement à ses homologues conservateurs des autres provinces, le gouvernement dirigé par le premier ministre Higgs ne ferait pas passer les profits des grandes sociétés avant les gens. Peut-être placerait-il les besoins et les droits des Néo-Brunswickois devant l’idéologie politique...
Mais les deux dernières semaines ont démontré que ce n’est pas le cas.
Certaines histoires concernant des foyers de soins spéciaux du Groupe Lokia – incluant le Manoir de la Vallée – ont été difficiles à lire et à expliquer. Ainsi, après que ce foyer ait bénéficié d’une dérogation spéciale de la part de la province pour réduire les ratios en matière de personnel, d’anciens employés, de même que des membres des familles des résidents, ont décrit des conditions de vie totalement inacceptables.
Nous ne répéterons pas ici tous les problèmes énumérés par ces anciens employés et membres des familles, mais vous pourrez lire les histoires rapportées par la CBC en cliquant sur ce lien.
La réponse du PDG consistait en une tergiversation sur la différence entre les mots chétif et déshydraté. Il a également déclaré que le but n’était pas d’économiser de l’argent, mais plutôt de mesurer les besoins des patients.
Et, en ce qui concerne le ministre du Développement social, Bruce Fitch, voici un passage tiré d’un article du site Web du Telegraph-Journal :
[M. Fitch] a indiqué que le nettoyage avait « pris du retard » durant la flambée de COVID-19 en mai et en juin au Manoir de la Vallée à Atholville, au cours de laquelle deux résidents sont décédés, mais que les dossiers avaient été examinés et il a insisté sur le fait que « toutes les plaintes à propos des soins aux patients étaient sans fondement ».
Des gens sont décédés durant un projet pilote visant des réductions de personnel. Des employés et des membres des familles sont sortis de l’ombre pour décrire de nombreux problèmes causés par ce projet pilote. Mais le ministre les a écartés du revers de la main en les qualifiant de non fondés, parce que certains dossiers avaient été réexaminés.
À tout le moins, une enquête devrait avoir lieu. Le fait que le ministre ne semble pas le voir et qu’il défende l’entreprise en dépit des preuves du contraire est inquiétant.
Plus loin dans l’article du Telegraph-Journal, on peut lire que le PDG du groupe Lokia a déclaré qu’ils étaient sur le point de terminer un rapport portant sur le projet pilote et que les gens seraient surpris des résultats, en ajoutant « [I]ls se sentiront coupables d’en avoir fait une si grosse affaire. »
Nous sommes d’avis que personne ne devrait jamais se sentir coupable de penser que les résidents de ces foyers méritent mieux. Ce sont des gens qui ont souffert durant ce programme, pas seulement des numéros dans un chiffrier. Le PDG, tout comme le ministre Fitch, feraient bien de s’en souvenir.

Les membres de la composante Carleton-Kirk – représentés par le Syndicat du N.-B. – ont voté en faveur d’accepter un accord de principe sur un nouveau contrat.
Le vote a eu lieu le 7 décembre.
« Les membres ont fait preuve d’une patience exceptionnelle pour se rendre à ce stade, » a déclaré la présidente du Syndicat du N.-B., Susie Proulx-Daigle. « Ils ont attendu longtemps pour une nouvelle entente.
« Les travailleurs et travailleuses de foyers de soins font du travail exceptionnel chaque jour à s’occuper de nos aînés. La pandémie n’a fait que renforcer leur importance à notre province. »
Le contrat précédent a expiré le 15 octobre 2016. Une fois signé, le contrat récemment ratifié s’étendra jusqu’en 2022.
L’entente sera officielle une fois signée par les membres des deux équipes de négociations.

Les membres de la composante Loch Lomond Villa, représentés par le Syndicat du N.-B., ont signé une nouvelle entente collective.
L’entente est officielle depuis le 26 novembre alors que les membres des deux équipes de négociations ont signé le contrat.
Ceci marque la fin d’une attente de plus de quatre ans pour ces travailleurs et travailleuses alors que l’ancienne entente avait expiré le 15 octobre 2016.
Cette nouvelle entente collective est pour six années et doit d’expirer le 15 octobre 2022.
« Les membres qui travaillent dans les foyers de soins démontrent quotidiennement à quel point ils sont importants, » a déclaré la présidente du Syndicat du N.-B., Susie Proulx-Daigle. « La pandémie COVID-19 a mis ceci encore plus en évidence. Nous sommes heureux d’avoir arrivé à une entente qui est avantageuse pour toutes les parties concernées, que ce soit les travailleurs et travailleuses, les résidents et l’employeur. »

Un nouveau rapport du Centre for Future Work démontre encore une fois que le Nouveau-Brunswick bénéficierait grandement d’une mise en œuvre d’un régime universel de services de garde d’enfants.
D’après l’étude de l’économiste Jim Stanford :
Un régime universel de services éducatifs et de garde à l’enfance (SÉGE) créerait 200 000 nouveaux emplois directs dans les centres de services de garde, 100 000 emplois additionnels dans les industries qui appuient et approvisionnent le secteur, et faciliterait la participation au marché du travail et l'emploi de 725 000 femmes canadiennes dans leurs meilleures années de vie parentale.
À la fin d’une période de 10 ans de mise en œuvre, le PIB canadien serait de 63 à 107 billions de dollars de plus qu’il aurait été sans une expansion de la garde d’enfants. Des recettes supplémentaires générées par l’augmentation de l’activité économique ajouteraient de 17 à 29 milliards de dollars aux coffres du gouvernement par année – répartis entre le gouvernement fédéral et les provinces. Ce montant serait plus que suffisant pour couvrir le coût total d’un régime universel de SÉGE.
Cela serait avantageux à tous les Canadiens, mais spécialement à la relance à court et à long terme de COVID-19 au Nouveau-Brunswick. Cela créerait sans doute des emplois additionnels dans la province, tout en voyant une augmentation de femmes participer au marché du travail qui aiderait fortement le nombre de travailleurs et travailleuses besoin pour pourvoir les postes vacants.
Alors, un régime universel réduirait le coût de la garde d’enfants, augmenterait la participation au marché du travail, s’autofinancerait et se traduirait par des recettes supplémentaires pour les gouvernements fédéral et provinciaux.
Les politiciens au niveau du Nouveau-Brunswick ont besoin de faire pression pour que ceci devienne une réalité. Investir dans un régime universel de garde d’enfants profite à tous.
Cliquez ici pour lire le rapport au complet.

Avec la deuxième vague de COVID-19 ayant des effets désastreux à travers le pays, nous avons besoin que nos élus mettent la santé et la sécurité des gens du Nouveau-Brunswick en premier.
Nous ne suggérons pas que le gouvernement provincial ne fait pas ceci, mais nous affirmons que l’on peut faire plus.
Prenons pour exemple les récents reportages de personnes forcées de quitter leur appartement et leurs logements à louer tout simplement parce qu’une entreprise ou une personne a récemment acheté le bâtiment et veut les faire sortir.
En temps normal, ceci est une pratique terrible, mais pendant une pandémie, cela est dégoûtant et ne devrait pas être permis.
Notre gouvernement pourrait arrêter cette pratique pendant la pandémie, mais ils refusent. D’un récent article de CBC :
On a demandé vendredi au premier ministre Blaine Higgs s'il existe des protections supplémentaires pour les locataires dans la phase orange qui se font mettre à la porte de leur bâtiment. Sa réponse était non.
« Non, pas du tout, » a dit M. Higgs. « Pas en ce moment. »
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a mis un plafond sur les augmentations de loyer de deux pourcent et a interdit les expulsions afin de faire des rénovations durant la pandémie.
Nous encourageons le premier ministre à repenser sa position et mettre des protections en place jusqu’à la fin de la pandémie. Les gens ont assez de soucis à se faire avec COVID-19, ne rajoutons pas d'autres problèmes.
Nous avons aussi besoin d’un gouvernement qui montre l’exemple. Alors qu’il y a des épidémies qui ont forcé deux zones à retourner à la phase orange, les gens se rendent encore au travail, gardant la province en marche. Il est inacceptable de fermer l’Assemblée législative tôt pour la même raison.
Bien que le travail des comités va continuer, les optiques des politiciens se donnant une pause alors que les Néo-Brunswickois continuent de travailler sont affreuses.
Les séances de l’Assemblée législative peuvent se faire virtuellement, et ceci se passe maintenant au niveau fédéral et dans plusieurs autres provinces. Il n’y a aucune raison que ceci ne peut se faire en 2020. D’après un article du Telegraph-Journal, l'obstacle à la réalisation de ce projet est un membre du Comité d'administration de l’Assemblée législative.
Voici ce que le leader parlementaire du gouvernement, Glen Savoie, a déclaré en ce qui concerne cet article, « En fin de compte, nous examinons plus de 200 ans de fonctionnement de cette législature...nous parlons des voix que les gens du Nouveau-Brunswick ont données à ces députés, et pour qu'une telle chose ait lieu, il faudrait le consentement unanime de la Chambre. »
Nous ne devrions pas laisser quelque chose qui fonctionnait 200 ans passés faire obstacle à se servir de la technologie moderne pour qu’on puisse continuer pendant une pandémie. Quant aux voix que les Néo-Brunswickois ont données aux députés, il est dommage que l’opinion d’une personne puisse faire taire le reste de la province.

vendredi, novembre 20, 2020

Des leçons tirées

Le gouvernement Higgs se penche fortement sur ce qu’ils affirment avoir appris dans la lutte contre COVID-19 alors qu’ils tracent leur voie vers un avenir post-pandémique.
Voici la première ligne d’un reportage de CBC Nouveau-Brunswick concernant le discours du Trône soulignant la vision du premier ministre Higgs et le gouvernement conservateur pour la province. Quoique le discours était léger sur des détails précis – en toute honnêteté, la plupart des discours du Trône ne fournissent pas de précisions approfondies – il touchait sur le besoin de « repenser et moderniser » les services publics entre autres sujets.
Sans plus d’information, il est difficile de savoir comment les quatre prochaines années vont se dérouler basées sur un discours. Au lieu, le Syndicat du N.-B. a décidé de prendre un page du premier ministre et détaillé ce dont nous avons appris dans la lutte contre la pandémie à ce jour.
Leçon 1 – Coopération
Durant la pandémie, nos politiciens ont travaillé ensemble. Cela était un changement bienvenu des politiques partisanes contentieuses que nous voyons souvent. Nous voulons en voir davantage. Une bonne idée est une bonne idée, quelle que soit l’affiliation politique qui lui est attachée.
N’opposez pas des idées par réflexe d’un autre parti politique et à l’inverse, appuyer des idées d’autres partis politiques qui ont du sens.
Leçon 2 – Les opinions des experts comptent
Le Nouveau-Brunswick s’en est bien sorti pendant la pandémie pour plusieurs raisons y compris se fier et suivre les avis des experts.
Suivre les conseils des experts de la santé publique tels que Dre Jennifer Russel et Dre Theresa Tam a été inestimable. Lorsque nous parlons de santé et sécurité, il n’y a aucune place pour jouer la petite politique, fiez-vous sur les experts pour guider les décisions. Le premier ministre Higgs a déclaré à plusieurs reprises qui veut compter sur les experts pour l’élaboration des politiques et de la législation, mais il n’a pas toujours démontré ceci par ses actions. Cet article démontre ce problème.
Espérons qu’il va se pencher sur des experts dans le futur et non des lobbyistes.
Leçon 3 – La fonction publique est inestimable
Alors que le Syndicat du N.-B. était déjà au courant, nous espérons qu’il est devenu très clair à nos élus -- la fonction publique était inestimable dans la lutte contre la pandémie. Les travailleurs et travailleuses du secteur public étaient en première ligne. Ils n’ont pas hésité de prendre de nouveaux rôles afin d’aider à protéger notre province et aider leurs concitoyens néo-brunswickois.
Nous avons toujours besoin d’un secteur public fort dans notre province, des évènements récents ont renforcé cette déclaration. C’est pour cette raison que le gouvernement devrait se tourner aux membres du secteur public pour des idées et des solutions pratiques afin d’améliorer les services publics.
Dans le discours du Trône, il a été cité, « Votre gouvernement invite toute la population du Nouveau-Brunswick à se mobiliser et à se demander régulièrement : Quels nouveaux sommets pouvons-nous atteindre? Collectivement, nous devons nous mettre au défi de penser autrement quant aux façons de travailler, comme l’ont fait les gens en réponse à la pandémie de COVID-19. »
Les membres de la fonction publique ont les idées pour améliorer la manière dont nous fournissons les services. Ce dont nous avons besoin maintenant est un gouvernement prêt à écouter.

jeudi, novembre 12, 2020

Qui le gouvernement écoutera-t-il?

Une tendance inquiétante se développe avec le gouvernement de Blaine Higgs lorsqu’il s’agit des soins de santé.
Le premier ministre a souvent été cité disant que son gouvernement écoutera les experts lorsqu’il s’agira d’importantes décisions concernant la santé des Néo-Brunswickois.
Par exemple, voici des déclarations d’un article de CBC du 2 septembre 2020 :
[Higgs] dit que ce n’est pas le travail du gouvernement de faire des changements au système de soins de santé actuel, disant que de telles décisions sont mieux adressées par les professionnels de soins de santé.
« Je ne vais pas inventer des changements politiques dans des domaines d’expertise lorsque nous voulons nous fier à des professionnels afin de prendre de meilleures décisions, » dit M. Higgs.
Pendant la pandémie, il semblerait qu’il a fait exactement cela en écoutant aux conseils de la médecin-hygiéniste en chef, Dre Jennifer Russell. Cependant, en dehors de la pandémie, il semblerait que les voix des experts ne sont pas prises en compte par ce gouvernement.
Peut-être l’exemple le plus médiatisé est la fermeture de la Clinique 554. Le seul établissement à pratiquer des avortements, sauf quelques hôpitaux dans la province, la clinique a desservi plusieurs Néo-Brunswickois comme une pratique familiale et a fourni des soins de santé à des communautés marginalisées.
Tout simplement financer la procédure à la clinique aurait empêché la fermeture. Dans ce cas, les experts demandaient au gouvernement de faire exactement cela. Voici une déclaration de la Société médicale du Nouveau-Brunswick à ce sujet :
La Société médicale du Nouveau-Brunswick soutient pleinement les efforts du personnel d’obstétrique et de gynécologie de Fredericton qui presse le gouvernement provincial de financer les avortements chirurgicaux à l’extérieur des hôpitaux. Le Nouveau-Brunswick est la seule province qui ne finance pas ce service nécessaire à l’extérieur des hôpitaux, ce qui oblige de nombreuses femmes à payer de leur poche pour ce service ou à parcourir de longues distances pour recevoir des soins. Les médecins, les patientes et le Réseau de santé Horizon ont tous reconnu la nécessité de rendre ce service plus accessible aux patientes. La Clinique 554 offre un environnement sûr pour les avortements et les soins génésiques; c’est également une ressource de santé pour les patients LGBTQ du Nouveau-Brunswick, et elle sert de cabinet de médecine familiale pour des milliers de patients. C’est un atout précieux de notre système de santé et il doit être maintenu.
Les experts dans ce domaine ont fait valoir leurs arguments et le gouvernement les a ignorés lorsqu’il s’agissait de la Clinique 554.
Plus récemment, la question des foyers de soins à long terme a pris le premier plan dans le débat provincial des soins de santé. Des épidémies de COVID-19 sont survenues dans des foyers et malheureusement, cela a eu comme conséquence des décès de certains résidents âgés.
Le Syndicat des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (SIINB) a rédigé et présenté un rapport au ministre du Développement social, Bruce Fitch, intitulé La génération oubliée : appel urgent à entamer une réforme.
Le rapport cite « l’aggravation des problèmes » sur plusieurs points, y compris de faibles niveaux de dotation, des résidents qui se trouvent parfois sans soins, tels que l’utilisation des toilettes et le bain, et une augmentation de violence dans le secteur des soins de santé à long terme. Il offre plusieurs recommandations et demande au gouvernement de mener une enquête indépendante dans ce secteur.
Rédigé pendant deux années, le rapport est rempli de points de vue d’universitaires et de défenseurs de personnes âgées – des personnes ayant une expertise dans ce domaine.
Voici la réponse du ministre Fitch dans un article de CBC le 17 octobre :
Le syndicat demande une enquête indépendante pour étudier l’état des soins de santé à long terme au Nouveau-Brunswick.
Fitch dit que ce n’est pas le moment pour cela en raison de la pandémie COVID-19.
« Réunir des ressources de notre ministère, de différents syndicats et de différentes parties prenantes afin d’avoir une étude plus approfondie, il me semble que cela ne serait pas une manière d’atteindre ces objectifs, » dit Fitch.
« Ce que nous devons faire est de prendre des mesures et s’assurer que les résidents reçoivent les soins qu’ils ont de besoin aujourd’hui. »
Veuillez noter que le ministre Fitch n’a pas précisé ou offert quelles mesures qu’il prendrait afin d’assurer que les personnes âgées reçoivent les soins dont ils ont besoin.
Encore une fois, présenté avec une étude complète des experts dans ce domaine et des faits, le gouvernement fait sourde oreille.
Finalement, le Syndicat du Nouveau-Brunswick propose que la province adopte une politique de site unique pour ceux et celles qui travaillent dans des foyers de soins pour aider à prévenir la propagation de COVID-19 entre les foyers. Ce type de politique a été mise en place dans d’autres provinces et est recommandée par les professionnels médicaux y compris un article dans le Canadian Medical Association Journal.
M. Fitch a répondu aux médias qu’une version de ce type de politique est en place, mais la situation actuelle est que c’est seulement une recommandation pendant certaines phases de COVID-19 et est seulement obligatoire après qu’une épidémie est déclarée, ce qui est souvent trop tard.
Encore une fois, les experts dans ce domaine avec les travailleurs et les travailleuses de premières lignes donnent des suggestions basées sur des faits et de meilleures pratiques. Le gouvernement actuel n’aime pas ce qu’ils entendent et ignore les suggestions au détriment de ses citoyens.

Le Syndicat du Nouveau-Brunswick est heureux d’annoncer les bénéficiaires de ses bourses d’études pour 2020.
Au total, 10 bénéficiaires ont été annoncés.
« Pour notre syndicat, il est extrêmement important d’être capable d’aider nos membres et leurs familles à poursuivre leur éducation », a déclaré la présidente du Syndicat du N.-B., Susie Proulx-Daigle. « Je voudrais féliciter tous les bénéficiaires et leur souhaiter bonne chance dans leurs études. »

Voici la liste des bénéficiaires :

Bourse d’études commémorative Phillip D. Saab
Malik Martin
Membre apparenté : Heather Martin, SPESEP, Fredericton, N.-B.

Bourse d’études commémorative J.H. (Gil) Cyr
Lucas Keetch
Membre apparenté : Angela Keetch, PSSS, Chamcook, N.-B.

Bourse d’études commémorative Karen Cromwell
Chloe Rogers
Membre apparenté : Kimberley Weir, PSM, Quispamsis, N.-B.

Bourse d’études commémorative Dr. Robert S. Langstroth
Alexa LeFebvre
Membre apparenté : Marie-Claude LeFebvre, PSSS, Edmundston, N.-B.

Bourse d’études commémorative Hector J. Fournier
Emmanuelle Martin
Membre apparenté : Heather Martin, SPESEP, Fredericton, N.-B.

Bourse d’études commémorative Jean-Marc Daigle
Lena Baudchon
Membre apparenté : Valerie Baudchon, CCNB Éducation Enseignant(e)s, Petit Rocher, N.-B.

Bourse d’études commémorative Ian B. MacMichael
Hugo Baudchon
Membre apparenté : Valerie Baudchon, CCNB Éducation Enseignant(e)s, Petit Rocher, N.-B.

Bourse d’études commémorative Dawn Muzzerall
Alexander Cui
Membre apparenté : Congwu Cui, PSSS, Quispamsis, N.-B.

Bourse commémorative Charles Savoy
Mylene Ouellette, É et R, Fredericton, N.-B.

Bourse commémorative John Beck Sr.
Craig Shaw, PSSS, Fredericton, N.-B.

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