mercredi, mars 17, 2021

La réaction du Syndicat du N.-B. au budget provincial

Les détails sont essentiels, spécialement lorsqu’on se réfère au budget provincial.
Le budget d’aujourd’hui ne fait pas exception. Nous espérons que les 11,1 millions de dollars pour le recrutement de médecins feront venir plus de médecins à la province, mais sans détail, il est difficile d’être optimiste, car la province voit partir les professionnels depuis de nombreuses années.
Il en va de même pour les dépenses de santé mentale. Encore une fois, nous voulons voir plus de fonds alloués, mais ce budget a le même pourcentage de dépenses alloué à la santé mentale que l’année précédente. La façon dont l’argent est dépensé est aussi une inquiétude. En creusant un peu, 350 000 $ ne semblent pas être assez pour « remédier aux graves pénuries dans le secteur des services de santé mentale, particulièrement dans le secteur public, y compris la pénurie de psychologues dans les écoles, au sein des équipes communautaires de santé mentale et dans les hôpitaux, » indique le communiqué de presse.
« Nous avons désespérément besoin de psychologues scolaires, car le besoin est immense et l’intervention précoce fait une différence énorme, » dit la présidente du Syndicat du N.-B. Susie Proulx-Daigle. « Nous avons besoin d’importants investissements dans ce domaine, encore plus de 350 000 $; sinon, ce sont les enfants de la province qui seront affectés négativement. »
Un rapport du Collège des psychologues du N.-B. a déclaré que les difficultés d’apprentissage doivent être diagnostiquées le plus tôt possible afin d’assurer que chaque enfant réalise leur plein potentiel. Les temps d’attente pour une évaluation dans la province ont atteint jusqu’à trois ans.
« Le même rapport dit que les enfants diagnostiqués avec des difficultés d’apprentissage sont à risque pour plusieurs problèmes y compris le décrochage scolaire, l’analphabétisme, le chômage, la toxicomanie, l’implication dans la justice criminelle et le développement de problèmes de santé mentale, » dit Mme Proulx-Daigle. « Pas assez de mesures sont prises pour résoudre ces problèmes et cela continue avec ce budget. »
Un des plus gros investissements mentionnés dans ce budget est 20 millions de dollars à une entreprise privée pour le développement du secteur des petits réacteurs nucléaires modulaires. Le Syndicat du N.-B. pense que ces argents auraient été mieux dépensés à améliorer les services publics qui ont été démontrés comme étant inestimables pendant la pandémie.
« Pour trop longtemps, nous avons donné le bien-être aux entreprises qui n’a pas eu les retombées voulues sur notre économie, » dit Mme Proulx-Daigle. « Nous avons besoin d’un changement de perspectives où nous investissons davantage dans les services publics dont tous les Néo-Brunswickois y bénéficient au lieu de quelques privilégiés. »